La Haute-Garonne vue du ciel : l'année 1976

Le patrimoine

Visite du patrimoine toulousain et de la périphérie

En dehors du parcours touristique traditionnel... : une découverte du patrimoine du XIXe siècle. Avec des bâtiments aujourd'hui disparus.



  • Place Saint-EtienneLe Château d'eau
    Quartier Saint-Cyprien : place Laganne avec le Château d'eau et îlot entre les rues de la République et des Teinturiers.

    Le Château d'eau : place Laganne

    Charles Laganne, capitoul et procureur du roi, lègue à la ville une somme considérable pour un projet d'utilité publique. En 1817, la municipalité ouvre un concours à ceux qui proposent un système pour l'élévation de l'eau au-dessus du niveau de la Garonne, permettant l'alimentation des fontaines. L'architecte Raynaud réalise le bâtiment de 1823 à 1826. Le corps principal est rythmé de contreforts. Le soubassement abrite les mécanismes de pompage. Désaffecté en 1913, abandonné, il fut bien près de disparaître. Grâce à la volonté du photographe Jean Dieuzaide, le bâtiment est restauré en 1967 et transformé en Galerie municipale de la photographie.
  • La DauradeColonne de la bataille de Toulouse
    Quartier Jolimont : obélisque de la Bataille de Toulouse.

    Colonne de la Bataille de Toulouse : avenue de l'Observatoire

    Cet obélisque a été construit pour commémorer la bataille de Toulouse. Le 10 avril 1814, les troupes françaises s'opposent aux forces anglo-espagnoles. La bataille n'est pas stratégiquement importante, Napoléon ayant abdiqué le 6 avril. Mais de nombreux soldats y trouvent la mort. L'idée d'un monument commémoratif est retenue mais sa réalisation est retardée en raison de conflits politiques. Le monument est construit de 1835 à 1839 par l'architecte Urbain Vitry. Il est une référence à l'Antiquité égyptienne, mais il a la particularité d'être bâti en brique et de comporter un escalier.
  • Allée Jean Jaures Terre-Cabade
    Quartier Jolimont : cimetière de Terre-Cabade.

    Cimetière de Terre-Cabade : avenue du Cimetière

    Au lendemain de la Révolution, le décret de 1804 interdit d'inhumer à l'intérieur des villes. Depuis le début du XXe siècle, les grandes villes se dotent de nouvelles aires d'inhumation. En juillet 1826, Urbain Vitry élabore le projet d'un nouveau cimetière toulousain, qu'il situe à Terre-Cabade. Inspiré du Père-Lachaise, l'ensemble est un jardin à l'anglaise aux allées sinueuses. Le projet définitif n'est voté qu'en 1832, sous la menace d'une épidémie de choléra. Urbain Vitry adopte pour l'entrée monumentale le style égyptien.
  • Arnaud-Bernard Casernes
    Quartier Compans-Cafarelli : à droite du boulevard Lascrosses, les casernes.

    Les casernes encore debout...

    Les casernes Compans et Cafarelli bâties en 1846-55, sont encore visibles lors de notre reportage de l'année 1976. Témoins de ce quartier d'artillerie, ces bâtiments seront démolis à partir de 1981.
  • Saint-Cyprien Prison Saint-Michel
    Quartier Saint-Michel : secteur de la prison et de la Grande-Rue-Saint-Michel.

    Prison Saint-Michel, 18 Grande-Rue-Saint-Michel.

    En 1856, le ministère de l'Intérieur décide la création d'une prison départementale rue Saint-Michel. L'édifice est construit, de 1861 à 1869, par Jacques-Jean Esquié, architecte du département de la Haute-Garonne. Il comporte un plan en étoile. Pour la façade, Esquié utilise des éléments empruntés à l'architecture militaire médiévale, tels tours, mâchicoulis et créneaux. La prison est abandonnée pour sa vétusté et sa surpopulation, au profit de la maison d'arrêt de Seysses qui ouvre ses portes en janvier 2003.
  • Les Carmes Monastère du Refuge
    Quartier Saint-Michel : monastère Notre-Dame de Charité du Refuge en cours de démolition.

    Monastère de Notre-Dame de la Charité du Reguge : rue Achille-Viadieu.

    Le monastère de la communauté religieuse de Notre-Dame de Charité de Toulouse s'installe dans les années 1867-1870 dans l'ancienne rue des Récollets (actuelle rue Achille-Viadieu). Le bâtiment est construit sous la direction d'Henri Bach, architecte toulousain. Par décision du 15 juillet 1975, la communauté religieuse abandonne le monastère, qui est détruit. Après 1975, l'Ordre continue son oeuvre à Flourens, près de Balma.
  • Quartier des Carmes Monastère de Blagnac
    Blagnac : église conventuelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs (monastère des Dominicaines).

    Blagnac : le monastère des Dominicaines de l'église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs.

    Un imposant bâtiment, une chapelle et un château du XVIIe siècle composent le monastère des Dominicaines.
    Jean d'Aldeguier, grand trésorier de la généralité de Toulouse, construit le château au milieu du XVIIe siècle. En 1748, le château devient la propriété de Gaspard de Maniban, premier président au parlement de Toulouse. En 1810, il est vendu au général Compans. En 1850, il est finalement acheté par les Trappistines, venues de l'abbaye de Maubec (Drôme).

    Entre 1860 et 1885, les religieuses construisent l'église et les bâtiments monastiques autour du vieux château. En 1939, une communauté de Dominicaines les remplace. Depuis 1987, les Dominicaines partagent le site avec la communauté des Béatitudes.

    L'église conventuelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs est un grand édifice de style néogothique en forme de L. Les nefs sont respectivement destinées aux moniales et aux fidèles. Les peintures murales du choeur et de la nef des fidèles, ainsi que les vitraux sont classés à l'inventaire des monuments historiques.

 

Visite dans le Lauragais

On y croise des églises et des châteaux, témoins de l'époque faste du pastel.

  • AncelyChâteau d'Auzielle
    Le château (façade sud) et les communs.

    Le château d'Auzielle.

    Le château édifié au XVe siècle est la propriété de la famille Roquette. A la fin du XVIIIe siècle, il appartient au marquis de Rocher de Bollay, puis au milieu du XIXe siècle, il passe aux Boussac, héritiers de Périer, avocat au parlement de Toulouse. Le château possède deux tours rondes au sud et carrées au nord, datant de la fin du XVIe siècle. Le rez-de-chaussée et le premier étage sont remaniés au XVIIe siècle. Il conserve jusqu'au XVIIe siècle des éléments défensifs (douves, pont-levis).
  • Les Minimes Moulin de Caragoudes
    Moulin au carrefour de la route départementale 54 et de la route départementale 11.

    Le Moulin de Caragoudes.

    Possédé en 1649 par Bernard de La Font, seigneur de Caragoudes et conseiller du roi au Parlement de Toulouse, il devient en 1769 la propriété de la famille Jonquières et le restera jusqu'en 1963. Le moulin à farine de La Paillasse est de type tour et construit en brique du pays. Représentatif du Lauragais, il conserve des mécanismes en partie de la fin du XVIIIe siècle : deux paires de meules en rez-de-chaussée surélevé, le système de soutien et de régulation en soubassement ainsi que l'ensemble des éléments d'entrainement des meules jusqu'à l'arbre moteur, dont une pièce porte la date de 1796. Sa protection au titre des monuments historiques est une des premières du genre, résultat d'une prise de conscience de son intérêt ethnologique.

    Base de données Mérimée ministère de la Culture et de la Communication - direction de l'Architecture et du Patrimoine.
  • Ancely Château de Fourquevaux
    Eglise Saint-Germier (façade ouest) et corps de logis du château.

    L'église et le château de Fourquevaux.

    Ce château en brique et pierre date de la fin du XVe siècle ou du début du XVIIe siècle. Une tour en encorbellement se trouve à son angle nord-ouest.
    L'église Saint-Germier est l'ancienne chapelle du château, auquel elle est adossée. Lors de l'effondrement de son clocher en 1590, l'église est remaniée : un clocher en forme de tour est construit à l'emplacement du choeur. Au début du XXe siècle, un porche,, un nouveau clocher et une flèche sont bâtis dans le style néo-gothique.

    Site privé non visitable.
  • La Daurade Château de Fourquevaux
    Château Castellan : façade côté cour intérieure et escalier d'honneur.

    Château du XIXe siècle de Fourquevaux.

    L'édifice actuel connu sous le nom de château Catellan est construit à partir d'un château à deux tours du XVIIIe siècle. Il est la propriété du baron Robert de Gary (1866-1951), plusieurs fois ministre et président du Conseil, et maire de Fourquevaux.
  • Allée Jean Jaures Château de Montlaur
    Château de Montlaur : communs organisés autour d'une cour rectangulaire : porche d'entrée et aile latérale avec tours d'angle.

    Le château de Montlaur du XVIIe siècle.

    Les communs du château s'organisent autour d'une cour fermée, transformée aujourd'hui en jardin. Ils sont cantonnés de tours en encorbellement. La chapelle conserve un important trésor de reliques.

    Site privé non visitable.
  • Arnaud-Bernard Château de Mourvilles-Basses
    Le château de Villèle (17e siècle), la chapelle et les communs.

    Mourvilles-Basses : le château de Villèle du XVIIe siècle.

    Il est établi au bord de la vallée de la Marcaissonne, à mi-pente d'un coteau dans un grand bois.
  • Saint-Cyprien Revel
    Revel : la bastide.

    La bastide de Revel.

    La bastide est fondée en 1342. Elle est structurée autour d'un réseau de rues disposées géométriquement autour de la place centrale. Elle possède une halle du XIVe siècle surmontée d'un beffroi.
  • Les Carmes Tarabel
    Château Renaissance : façade nord et entrée.

    Tarabel : le château du XVIe siècle, 1626, fin du XIXe et XXe siècles.

    Le premier édifice est sans doute un château fort. Le château actuel, de style Renaissance, est élevé par Pierre de Coustous. Il se distingue par sa façade caractéristique des châteaux du pastel. Il est passé par mariage à la famille du Faur, et restauré en 1626. Endommagé à la Révolution, il n'est finalement restauré qu'à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. M. Olin, fondeur toulousain, l'achète vers 1900.


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