La Haute-Garonne vue du ciel : l'année 1976

Au fil de l'eau

A la découverte de la Garonne

Toulouse posséda sans doute très tôt un pont. Aujourd'hui, on en compte dix.



  • Place Saint-EtiennePont des Catalans
    La Garonne en aval du pont des Catalans et rive droite (quartier des Amidonniers).

    Le pont des Catalans

    Son projet remonte au milieu du XIXe siècle, pour parfaire la circulation des boulevards par le passage d'une rive à l'autre. Il répond aux réclamations des artilleurs, d'un pont proche, pouvant supporter leur lourd matériel.

    Il s'agit d'un pont "à anneaux". Les tympans de brique percés de grandes ouvertures et les arches de pierre sont des références affirmées au Pont-Neuf.

    Le 8 juin 1907, le Conseil municipal le baptise pont des Catalans, en l'honneur du "jumelage" réalisé par les deux municipalités de Toulouse et de Barcelone. Sa mise en service a lieu en 1913. Longtemps, il est peu utilisé. C'est le plan de circulation de 1972 qui lui apporte une part importante du trafic. Depuis 1973, l'ouverture des rocades lui retire une partie du trafic. Il ne lui reste qu'un important trafic urbain.
  • La DauradeChaussée du Bazacle
    La Garonne à la chaussée du Bazacle et quartier Saint-Cyprien (hospice Saint-Joseph de la Grave, église Saint-Nicolas).

    La Chaussée du Bazacle

    L'établissement des moulins en 1177 est lié à la construction d'une chaussée qui dirige les eaux vers la rive droite et concentre la force hydraulique. Souvent rompue et endommagée, la Chaussée est reconstruite de différentes manières. En 1710, l'ingénieur Abeille propose une forme plus résistante qui augmente l'effet de barrage et donc la force motrice.
  • Allée Jean JauresPont Saint-Pierre
    La Garonne, pont Saint-Pierre et quartier Saint-Cyprien (dôme de Saint-Joseph de la Grave, église Saint-Nicolas).

    Le pont Saint-Pierre

    A la date de la photographie (1976), il s'agit du quatrième pont, ouvert à la circulation le 15 mars 1931. Le passage de milliers de véhicules par jour finit par avoir raison de sa résistance, et en 1984, le Conseil municipal se prononcera pour la construction d'un nouveau pont, le cinquième.
  • Arnaud-BernardPont-Neuf
    La Garonne, prairie des Filtres, Pont-Neuf et rive droite (église des Jacobins, quai et place de la Daurade, quai de Tounis).

    Le Pont-Neuf.

    Il est le pont le plus ancien de la ville : commencé en 1544, il est ouvert à la circulation en 1632. Les piles du pont comportent de grandes ouvertures nommées "ouïes", "oeils de pont" ou "dégueloirs", qui évacuent le trop-plein d'eau au moment des crues.

    Jusqu'en 1930, il est le pont le plus fréquenté et le plus animé de Toulouse. A partir de 1950, avec l'extension de la ville et de sa banlieue, il est réduit à la fonction de pont urbain. Le plan de circulation de 1972 le met en sens unique de la rive droite vers la rive gauche(sauf pour les transports en commun).
  • Arnaud-BernardQuai de Tounis
    La Garonne et rive droite (quai de Tounis, quartier des Carmes et Saint-Etienne).

    Le quai de Tounis.

    En 1850, le mur de quai est achevé en amont du Pont-Neuf. Le quai relève de manière artificielle le niveau de l'ancienne île de Tounis. Cette dernière est isolée du quartier de la Dalbade par le canal de fuite du moulin du château, connu sous le nom de Garonnette. Peu à peu inutilisé et insalubre, ce bras de la Garonne est asséché sur décision municipale en 1954.
  • Saint-CyprienPont de la chaussée de Tounis
    La Garonne, pont de la chaussée de Tounis, allées Jules-Guesde.

    Pont de la chaussée de Tounis ou pont de halage de Tounis.

    Le quai de Tounis est terminé en 1856. Il est prolongé au sud par un pont livré à la circulation le 19 mars 1866. Le projet le dénomme "pont de halage de Tounis", parce qu'il devait permettre le halage des bateaux allant vers l'écluse ou en sortant. En fait, le halage a rapidement cessé et l'écluse elle-même est inutilisée : aussi est-ce le nom de "Pont de la chaussée de Tounis" qui prévaut.
  • Les CarmesPont Saint-Michel
    Le Ramier, pont Saint-Michel, pont de halage de Tounis et rive droite (allées Jules-Guesde et quartier des Carmes).

    Le pont Saint-Michel

    L'étroitesse du pont précédent et les encombrements conduisent à la construction d'un troisième pont en 1955. Le chantier s'échelonne sur plusieurs années, en raison de problèmes de financement. Un journaliste a parlé du "pont le plus long (à construire) de France". Il est enfin achevé et ouvert à la circulation le 12 février 1961. Le pont, très large, dispose de six voies de circulation.
  • Quartier des CarmesÎle du Ramier
    Île du Ramier, avenue du Grand Ramier : usine hydro-électrique et nettoiement.

    L'île du Ramier.

    Dans sa partie supérieure (île de Banlève), se trouvait une usine hydro-électrique mise en service en 1922. Une usine de gadoues située à côté de l'usine hydro-électrique est inaugurée en 1928. Elle est destinée à faire disparaître les dépôts de gadoues. La combustion des ordures dégage de la chaleur transformable en électricité qui est un complément indispensable à la centrale hydro-électrique voisine. L'usine est détruite entre 1979 et 1980.

 

A la découverte du canal u Midi

240 km de long, 91 écluses, 300 millions de m3 d'eau par an.

  • AncelyPont des Minimes
    Quartier des Minimes, secteur du boulevard de l'Embouchure, du boulevard et de l'avenue des Minimes (pont des Minimes).

    Le pont des Minimes

  • Les MinimesPort de l'Embouchure
    Quartier des Ponts-Jumeaux : les Ponts-Jumeaux, le bassin de l'Embouchure et habitations en amont du bassin.

    Le Port de l'Embouchure

    Le canal du Midi et le canal de Brienne, avec le canal latéral, se rejoignent aux Ponts-Jumeaux, devant lesquels s'ouvre le bassin de l'Embouchure. Le bas-relief en marbre, entre les deux ponts, est réalisé par le sculpteur François Lucas, dans les années 1773-1775. Il comporte trois figures allégoriques : la Province du Languedoc trône au milieu du vieux canal et de l'oppulente Garonne.
  • AncelyEcluse de Castanet
    Canal du Midi : écluse de Castanet.

    L'écluse de Castanet.

  • La DauradePort-Sud à Ramonville-St-Agne
    Port-Sud : base de loisirs.

    Vue du port de plaisance, du canal du Midi et des immeubles en construction.

    Etape touristique sur le canal du Midi, le port a été creusé au milieu d'une marina piétonnière à l'architecture occitane. De l'autre côté du canal, la ferme de Cinquante et ses dizaines d'hectares d'espaces verts rappellent qu'il n'y a pas si longtemps (1950), Ramonville-Saint-
    Agne était un petit village rural du Lauragais de 600 habitants.

 

Le lac de Saint-Ferréol

A deux pas de Revel, au pied de la Montagne noire, une station balnéaire avec un bassin artificiel...

  • AncelyLac de St-Ferréol
    Revel : le lac de Saint-Ferréol et l'Hermitage.

    Lac de Saint-Ferréol.

    Au XVIIe siècle sous l'impulsion de Pierre-Paul Riquet, sont construits trois murs géants pour retenir l'eau entre les deux versants de la vallée. Ce chantier dure cinq années et est achevé en 1672. Ce gigantesque réservoir de 6 300 000 m3 était initialement destiné à alimenter avec régularité le canal du Midi.


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