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Développement de l'instruction primaire au XIXe siècle en Haute-Garonne

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Niveaux

Ecoles de Poucharramet
Carte postale des école de Poucharramet, près de Rieumes. Il s'agit d'une vue de la nouvelle école construite en 1890. ADHG 26 FI 31 1541
  • Cours moyens : La Révolution française et le XIXe siècle - L'installation de la démocratie et de la République.
  • 4e : le XIXesiècle - Thème 2, l'évolution de la France de 1815 - 1914.
  • Première histoire : Les Français et la République (l'école de la IIIe République).

Pistes possibles d'exploitation

  • Examen du registre d'appel, composition de la classe, présence/absence des élèves.
  • Instruction des enfants avant les lois Jules Ferry : fréquentation et gratuité.
  • La participation des enfants aux activités agricoles.

Documents d'archives

  • Liste prévisionnelle des élèves de l'école primaire publique de Marliac, 1854. (ADHG 2 E 10831).
  • Extrait du registre d'appel de l'école publique de garçons de Poucharamet, 1869-1870. ADHG 2 E 10974.
  • Projet de construction de l'école de Poucharramet, 1841. ADHG 2 O 1066.
  • Projet de construction de l'école de Poucharramet, 1887. ADHG 2 O 1065.
  • Carte postale des écoles de Poucharramet, début XXe. ADHG 26 FI 31 1541.

Fréquentation et gratuité : liste prévisionnelle des élèves de l'école primaire publique de Marliac (2E 10831)


Liste prévisionnelle des élèves de l'école primaire publique de Marliac, 1854. ADHG 2 E 10831.
Vue 1 sur 3
 
Liste prévisionnelle des élèves de l'école primaire publique de Marliac, 1854. ADHG 2 E 10831.
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Liste prévisionnelle des élèves de l'école primaire publique de Marliac, 1854. ADHG 2 E 10831.
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Ce document est issu des archives communales de Marliac (Haute-Garonne, arrondissement de Muret). Il s'agit de la liste prévisionnelle des élèves de l'école primaire publique de Marliac présentés par la municipalité pour bénéficier de l'enseignement gratuit en 1854. A cette date, l'enseignement primaire est, en principe, payant et n'est pas encore obligatoire. Sont inscrits dix-neuf élèves (seize garçons, trois filles). Il s'agit pour l'essentiel d'enfants de paysans (qualifiés de "laboureurs", "cultivateurs", "cultivateurs" ou "brassier"); un garçon est fils d'une "journalière" (ouvrière agricole employée à la journée), une fille est enfant de "tisserand", une autre est indiquée fille de "ménagère". Ces enfants sont proposés au bénéfice de la gratuité "pour indigence" de leurs parents.

Au dos de cette liste figure la réponse du délégué cantonal qui s'étonne de voir un aussi grand nombre d'enfants au motif que "généralement les habitants sont propriétaires fermiers", donc supposés avoir les moyens de payer l'école de leur(s) enfant(s). Il propose de se référer au montant de la "cote payée par chacun des parents", c'est-à-dire au montant de l'impôt foncier. De fait, l'effectif des bénéficiaires va être réduit. Mais une telle façon de voir n'est pas unanime. Le maire fait observer : "le nombre maximum des élèves à recevoir gratuitement a été réduit à tel point que pendant l'année 1854 neuf élèves gratuits dont les parents se trouvent dans la plus complète détresse fréquentaient l'école".

L'école publique primaire de Poucharamet

Le registre d'appel journalier (2E 10974)

Extrait du registre d'appel de l'école publique de garçons de Poucharramet, 1868-1870. ADHG 2 E 10974. Vue 1 sur 3
 
Extrait du registre d'appel de l'école publique de garçons de Poucharramet, 1868-1870. ADHG 2 E 10974. Vue 2 sur 3
 
Extrait du registre d'appel de l'école publique de garçons de Poucharramet, 1868-1870. ADHG 2 E 10974. Vue 3 sur 3

Ce document est issu des archives communales de Poucharramet (Haute-Garonne, arrondissement de Muret). Il s'agit du registre d'appel de l'école publique de garçons de Poucharramet, antérieur aux lois Jules Ferry.
La loi du 28 juin 1833 sur l'instruction primaire, dite loi Guizot, impose la création dans chaque commune d'une école primaire publique de garçons et dans chaque département d'une école normale de garçons. Ces écoles sont inspectées par des comités d'arrondissement, composés de notables, chargés de veiller à la salubrité, au maintien de la discipline et à l'enseignement des enfants pauvres.

Que nous apprend ce document ?

  • En lisant les prénoms, on souligne le fait qu'il s'agit d'une classe de garçons. C'est à partir de 1850 que l'ouverture d'écoles de filles est rendue obligatoire pour les communes de plus de 800 habitants

  • Les absences étaient notées par un trait : trait horizontal pour le matin, trait vertical pour le soir (l'absence durant la journée complète faisait donc un +).

  • En comparant la fiche du mois de janvier avec celle du mois de juillet, on s'apperçoit que bon nombre d'élèves étaient absents de l'école l'été. Ceci correspond à la période des moissons et à la participation des enfants aux activités agricoles. On relève que l'école est fermée durant le mois de septembre.


L'évolution de l'école primaire de garçons : comparaison des plans de 1841 et 1887 (2 O 1066)

Observation à partir du plan de 1841

Projet d'une construction dans la commune de Poucharramet destinée à servir de halle, de maison d'école et de mairie, 26 juin 1841. Cette école accueillera des enfants jusqu'en 1890. ADHG 2 O 1066. Vue 1 sur 3
 
Projet d'une construction dans la commune de Poucharramet destinée à servir de halle, de maison d'école et de mairie, 26 juin 1841. cette école accueillera des enfants jusqu'en 1890. ADHG 2 O 1066. Vue 2 sur 3
   
Projet d'une construction dans la commune de Poucharramet destinée à servir de halle, de maison d'école et de mairie, 26 juin 1841. Cette école accueillera des enfants jusqu'en 1890. ADHG 2 O 1066. Vue 3 sur 3

On observe l'existence d'une halle couverte pour le marché, en face de la salle de classe des garçons. Il existe aussi un commerce de boucherie au rez-de-chaussée, ce qui pouvait occasionner une certaine gêne (bruits, discussions...) pour les élèves les jours de marché et laisse à penser que l'école a été installée là où cela était possible.
Il existe une seule salle de classe pour les garçons, tous niveaux confondus (correspondant à un effectif numérique faible?) ainsi qu'une seule salle de classe des filles, à l'étage (l'effectif des filles devait également être peu élevé). La salle de classe des filles sert aussi de salle de délibération du conseil municipal (probablement le soir, après la classe).
Le logement de l'instituteur est exigu. On note des réserves de bois (pour le chauffage?)

  • Observation à partir du plan du 14 novembre 1887 (nouvelle école de garçons mise en service vers 1890), correspondant à la carte postale du fonds Labouche (ADHG 26 Fi 31 1541)

    Projet de construction de la nouvelle école de garçons de Poucharramet, 14 novembre 1887. ADHG 2 O 1065

    Le bâtiment est entièrement réservé à l'instruction (plus de marché ni d'activité de la municipalité) et la cour de récréation est fermée.
    Il n'y a toujours qu'une seule salle de classe pour les garçons, du CP au CM2 (l'effectif numérique ne nécessitant pas l'ouverture d'autres classes).
    Le logement de l'instituteur est bien séparé de l'espace réservé à la classe, avec entrée privative; il est plus spacieux (plusieurs chambres) et le confort s'améliore.
    La mixité scolaire n'existant pas à l'époque (sauf pour les villages à très petit effectif d'élèves) une école de fille est construite à part, mais le plan de cette école ne figure pas aux Archives départementales de la Haute-Garonne.

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