Pistes possibles d'exploitation
Documents d'archives
Ce document est issu des archives communales de Marliac (Haute-Garonne, arrondissement de Muret). Il s'agit de la liste prévisionnelle des élèves de l'école primaire publique de Marliac présentés par la municipalité pour bénéficier de l'enseignement gratuit en 1854. A cette date, l'enseignement primaire est, en principe, payant et n'est pas encore obligatoire. Sont inscrits dix-neuf élèves (seize garçons, trois filles). Il s'agit pour l'essentiel d'enfants de paysans (qualifiés de "laboureurs", "cultivateurs", "cultivateurs" ou "brassier"); un garçon est fils d'une "journalière" (ouvrière agricole employée à la journée), une fille est enfant de "tisserand", une autre est indiquée fille de "ménagère". Ces enfants sont proposés au bénéfice de la gratuité "pour indigence" de leurs parents.
Au dos de cette liste figure la réponse du délégué cantonal qui s'étonne de voir un aussi grand nombre d'enfants au motif que "généralement les habitants sont propriétaires fermiers", donc supposés avoir les moyens de payer l'école de leur(s) enfant(s). Il propose de se référer au montant de la "cote payée par chacun des parents", c'est-à-dire au montant de l'impôt foncier. De fait, l'effectif des bénéficiaires va être réduit. Mais une telle façon de voir n'est pas unanime. Le maire fait observer : "le nombre maximum des élèves à recevoir gratuitement a été réduit à tel point que pendant l'année 1854 neuf élèves gratuits dont les parents se trouvent dans la plus complète détresse fréquentaient l'école".
Ce document est issu des archives communales de Poucharramet (Haute-Garonne, arrondissement de Muret). Il s'agit du registre d'appel de l'école publique de garçons de Poucharramet, antérieur aux lois Jules Ferry.
La loi du 28 juin 1833 sur l'instruction primaire, dite loi Guizot, impose la création dans chaque commune d'une école primaire publique de garçons et dans chaque département d'une école normale de garçons. Ces écoles sont inspectées par des comités d'arrondissement, composés de notables, chargés de veiller à la salubrité, au maintien de la discipline et à l'enseignement des enfants pauvres.
Que nous apprend ce document ?
On observe l'existence d'une halle couverte pour le marché, en face de la salle de classe des garçons. Il existe aussi un commerce de boucherie au rez-de-chaussée, ce qui pouvait occasionner une certaine gêne (bruits, discussions...) pour les élèves les jours de marché et laisse à penser que l'école a été installée là où cela était possible.
Il existe une seule salle de classe pour les garçons, tous niveaux confondus (correspondant à un effectif numérique faible?) ainsi qu'une seule salle de classe des filles, à l'étage (l'effectif des filles devait également être peu élevé). La salle de classe des filles sert aussi de salle de délibération du conseil municipal (probablement le soir, après la classe).
Le logement de l'instituteur est exigu. On note des réserves de bois (pour le chauffage?)
Le bâtiment est entièrement réservé à l'instruction (plus de marché ni d'activité de la municipalité) et la cour de récréation est fermée.
Il n'y a toujours qu'une seule salle de classe pour les garçons, du CP au CM2 (l'effectif numérique ne nécessitant pas l'ouverture d'autres classes).
Le logement de l'instituteur est bien séparé de l'espace réservé à la classe, avec entrée privative; il est plus spacieux (plusieurs chambres) et le confort s'améliore.
La mixité scolaire n'existant pas à l'époque (sauf pour les villages à très petit effectif d'élèves) une école de fille est construite à part, mais le plan de cette école ne figure pas aux Archives départementales de la Haute-Garonne.
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